Ce lundi 28 septembre marque la Journée mondiale contre la rage. Une maladie pourtant évitable par la vaccination continue de tuer environ 59 000 personnes chaque année dans le monde, majoritairement en Afrique et en Asie, et souvent des enfants vivant en zone rurale.
Une maladie mortelle mais totalement évitable
La rage est une maladie virale qui, une fois les symptômes déclarés, est presque toujours mortelle. Dans près de 99 % des cas de transmission à l'homme, le chien en est la source, par morsure ou griffure. Pourtant, la maladie est évitable : la vaccination des chiens interrompt la transmission, et un traitement administré rapidement après une exposition protège la personne mordue.
En cas de morsure, les autorités sanitaires recommandent de laver immédiatement et abondamment la plaie à l'eau et au savon pendant une quinzaine de minutes, puis de se rendre sans délai dans un centre de santé pour recevoir la prophylaxie post-exposition. Attendre l'apparition des symptômes est trop tard.
L'Afrique, parmi les régions les plus touchées
En Afrique, l'accès aux vaccins post-exposition reste inégal, en particulier dans les zones rurales éloignées des centres de santé. Le coût du traitement, les ruptures de stock et la faible couverture vaccinale des chiens errants entretiennent la circulation du virus. Les enfants, plus souvent mordus au visage et moins enclins à signaler une morsure, figurent parmi les principales victimes.
Des initiatives de terrain accompagnent la journée. À Tunis, la municipalité a ainsi organisé une journée de vaccination gratuite des animaux de compagnie, selon La Presse de Tunisie, illustrant les campagnes de proximité menées sur le continent.
L'approche « Une seule santé » pour atteindre zéro décès en 2030
L'OMS et ses partenaires, dont l'Organisation mondiale de la santé animale et la FAO, se sont fixé l'objectif de zéro décès humain dû à la rage transmise par le chien d'ici 2030. Cette stratégie repose sur l'approche « Une seule santé », qui associe santé humaine, santé animale et environnement : vaccination massive des chiens, accès aux soins après morsure et sensibilisation des communautés.
Le 28 septembre a été choisi en mémoire de Louis Pasteur, mort ce jour-là en 1895, qui a mis au point le premier vaccin contre la rage. À quatre ans de l'échéance fixée, la plupart des pays africains restent toutefois loin du but, faute de moyens suffisants pour vacciner durablement les populations canines.