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Santé

Rougeole : face à 9 568 cas et 18 décès, le Cameroun reporte sa campagne de vaccination au 14 octobre

Personnel soignant transportant un patient à l'entrée d'une clinique

La grande campagne nationale de suivi contre la rougeole-rubéole n'a pas eu lieu à la rentrée scolaire comme prévu. Dans un communiqué conjoint, les ministres de la Santé publique, Manaouda Malachie, et de l'Éducation de base, Laurent Serge Etoundi Ngoa, l'ont reportée du 14 au 18 octobre 2026, alors que l'épidémie continue de progresser dans le pays.

Une épidémie qui touche plus de la moitié des districts

Selon les chiffres rapportés par Journal du Cameroun, l'épidémie de rougeole a déjà causé 9 568 cas et 18 décès dans 120 districts de santé, soit plus de la moitié des districts du pays. Elle dure depuis plus de huit mois.

La rougeole est l'une des maladies les plus contagieuses au monde : un seul enfant malade peut en contaminer une quinzaine d'autres dans un environnement non protégé. Elle tue par ses complications, notamment les pneumonies et les encéphalites, et peut entraîner la cécité. La rentrée scolaire, avec des enfants regroupés en classe, constitue un facteur d'accélération.

Pourquoi le report

Les deux ministres invoquent des « contraintes opérationnelles ». En pratique, une campagne nationale suppose de prépositionner des millions de doses avec une chaîne du froid garantie dans des districts en épidémie active. Le gouvernement assure que les stocks sont disponibles et que les premières mesures de riposte ont permis une amélioration progressive dans plusieurs zones.

Le décalage évite aussi de superposer la campagne et la rentrée des classes, ce qui aurait surchargé les centres de santé. L'objectif affiché est d'atteindre une couverture maximale dans les dix régions en octobre.

Ce que doivent faire parents et écoles

Les parents sont invités à vérifier que le calendrier vaccinal de leurs enfants est complet, la deuxième dose du vaccin rougeole-rubéole étant administrée à partir de 15 mois. Les directrices d'écoles maternelles ont pour instruction de contrôler le carnet de vaccination de tout nouvel inscrit, et les établissements doivent orienter les enfants au statut vaccinal incomplet vers la formation sanitaire la plus proche pour un rattrapage.

La vaccination est gratuite, prise en charge par l'État à travers le Programme élargi de vaccination (PEV). Dans l'Extrême-Nord, où une campagne orale contre le choléra a déjà été menée début septembre à Mokolo, Mora et Kolofata, la mobilisation des équipes sanitaires sera à nouveau fortement sollicitée.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV