Le ministre camerounais des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, a ordonné le 29 septembre à CAMRAIL d'accélérer la finalisation et la signature des contrats de la composante ferroviaire du Projet régional d'amélioration du corridor Douala-N'Djamena (PCDN), selon Camerounactuel. Le chantier concerne le Cameroun et le Tchad.
Une revue de projet avec la Banque mondiale
L'instruction a été donnée à l'occasion d'une revue du projet réunissant le ministère des Transports, CAMRAIL, l'unité de gestion du projet et la Banque mondiale, représentée par Anne-Cécile Souhaid.
Le ministre a jugé que l'avancement global du projet restait « assez satisfaisant », malgré certains retards d'exécution. Il a demandé de renforcer la coordination entre les structures concernées et d'accélérer la mobilisation des investissements.
Pourquoi ce corridor compte pour le Tchad et le Cameroun
Le corridor relie le port de Douala à N'Djamena et constitue la principale voie d'approvisionnement du Tchad, pays sans accès à la mer, pour une grande partie de ses importations. Sa fluidité conditionne donc les coûts de transport, les délais de livraison et, in fine, les prix payés par les consommateurs.
Pour le Cameroun, il représente aussi une source d'activité pour le port de Douala, le rail et le transport routier, dans une logique d'intégration au sein de la CEMAC.
Ce que l'on ne sait pas encore
L'article source ne précise ni le coût total du projet, ni la longueur des tronçons concernés, ni la date d'achèvement prévue. Ces éléments seront à surveiller dès que les contrats de la composante ferroviaire seront signés.
Le défi restera de convertir l'injonction du ministre en calendrier tenu : les retards évoqués montrent que la phase de passation des marchés constitue, à ce stade, le principal goulot d'étranglement.