L'épidémie d'Ebola due au virus Bundibugyo a fait 3 924 morts pour 8 116 cas confirmés en République démocratique du Congo, selon un rapport de l'Institut national de santé publique (INSP) daté du 27 septembre 2026 et relayé par l'agence Anadolu, ce qui en fait l'épidémie la plus meurtrière jamais enregistrée dans le pays.
Un bilan qui dépasse celui de 2018-2020
D'après le rapport de l'INSP cité par Anadolu, la létalité s'établit à 48,3 %. L'épidémie touche sept provinces et 63 zones de santé. À titre de comparaison, l'épidémie de 2018-2020 avait fait 2 299 morts pour 3 481 cas, selon les mêmes données.
Le rapport indique que 817 patients étaient en isolement ou hospitalisés et que 2 088 personnes avaient guéri. Dans les 24 heures précédant le rapport, 18 patients ont été déclarés sortants et aucune nouvelle zone de santé n'a été touchée.
Surveillance, vaccination et suivi des contacts
Toujours selon la source, les campagnes de vaccination et la surveillance épidémiologique se poursuivent. Le suivi des contacts atteignait 75,9 % de couverture, un indicateur clé pour casser les chaînes de transmission.
Le virus Bundibugyo diffère de la souche Zaïre, pour laquelle existent des vaccins homologués. Les sources consultées ne détaillent pas ici l'ensemble des produits utilisés sur le terrain ; la prudence s'impose sur l'efficacité des outils disponibles contre cette souche.
Un essai sur un traitement après exposition, et le choléra en toile de fond
Le 3 octobre 2026, la chaîne Africanews a fait état du lancement en RDC d'un essai d'un médicament destiné aux personnes exposées au virus, c'est-à-dire administré après un contact à risque. Les résultats ne sont pas encore connus.
La crise sanitaire est aggravée par un autre front : selon Anadolu, plus de 12 700 personnes étaient touchées par le choléra dans l'est du pays au 30 septembre 2026. Les autorités sanitaires appellent à maintenir les gestes de prévention et à signaler rapidement tout cas suspect.