En Ouganda, environ 20 000 nouveau-nés naissent chaque année avec la drépanocytose, et le dépistage néonatal systématique permet désormais de démarrer un traitement très tôt, rapporte Africanews dans un reportage du 2 octobre 2026.
Un enjeu majeur de santé publique
Selon Africanews, de nombreux enfants africains atteints de cette maladie héréditaire du sang meurent avant l'âge de cinq ans, faute de diagnostic précoce.
Le reportage cite le cas d'une fillette dont la maladie n'a été diagnostiquée qu'à douze ans, après des symptômes apparus à six mois, des transfusions hebdomadaires et de graves complications, dont une paralysie d'un côté du corps.
Dépister tôt et traiter dès neuf mois
Le pays a mis en place un dépistage néonatal à l'échelle nationale, d'après la source. Le Dr Isaac Tumusiime, de l'hôpital de référence de Kayunga, explique que les enfants sont placés sous hydroxyurée dès neuf mois.
Ce médicament oral réduit les crises douloureuses et le besoin de transfusions. Les contrôles réguliers aident aussi à prévenir des complications graves, comme les accidents vasculaires cérébraux.
La thérapie génique, un espoir encore hors de portée
Les médecins évoquent la thérapie génique comme piste de guérison possible, mais son coût la rend inaccessible pour la plupart des patients.
En attendant, ils encouragent les familles à poursuivre l'hydroxyurée. L'expérience ougandaise montre qu'un dépistage organisé peut alléger la pression sur les systèmes de santé, un enseignement utile pour d'autres pays, dont le Cameroun.