Le Kenya a confirmé son premier cas d'Ebola, importé de la République démocratique du Congo, a rapporté APA le 7 octobre 2026 : le patient est mort à Nairobi dans la nuit du 5 octobre.
Un itinéraire reconstitué
Selon APA, l'homme est tombé malade en RDC et y a été soigné dans plusieurs établissements. Le 2 octobre, il a voyagé par la route via Beni jusqu'à Kampala, en Ouganda, puis par avion jusqu'à Nairobi, où il est arrivé le lendemain.
Les autorités kényanes l'ont isolé rapidement et deux laboratoires nationaux ont confirmé l'infection. Il a été inhumé le lendemain dans le respect du protocole d'enterrement digne et sécurisé.
Contacts et surveillance
Vingt-huit contacts, dont des proches et des soignants, ont été identifiés. Les autorités recherchent aussi 23 passagers et quatre membres d'équipage du vol concerné ; le suivi et la mise en quarantaine des personnes à risque sont en cours.
Avec l'appui de l'OMS, le Kenya renforce la surveillance aux points d'entrée à haut risque. Il affirme avoir contrôlé plus de 652 000 voyageurs, analysé 267 échantillons suspects et formé près de 5 000 agents de santé.
Une épidémie toujours active en RDC
Le Kenya devient le quatrième pays à signaler un cas lié au virus Bundibugyo, après la RDC, l'Ouganda et la France. L'épidémie ougandaise a pris fin en août, mais le foyer reste actif dans l'est de la RDC, notamment en Ituri et au Nord-Kivu : au 3 octobre, 8 544 cas confirmés et 4 114 décès y étaient recensés.
L'UNICEF indique que plus de 1 900 enfants ont perdu un parent ou ont été séparés de leurs proches depuis le début de l'épidémie en mai, et cherche 150,8 millions de dollars, dont 40,1 millions déjà réunis. Le directeur régional de l'OMS, Mohamed Janabi, insiste sur la détection rapide de tout nouveau cas.