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Extrême-Nord

Extrême-Nord : pourquoi les incursions de Boko Haram reprennent, selon une analyse de Cameroon Tribune

Photographie d'illustration : MINUSMA Goundam 2015

Une analyse publiée le 7 octobre 2026 par Cameroon Tribune met en cause plusieurs facteurs dans le retour des attaques, enlèvements et incursions armées dans les localités frontalières de la région de l'Extrême-Nord : recrutement local, coopération affaiblie et armement plus performant.

Des combattants issus des communautés locales

Selon l'article, signé Eulalia Amabo, des Camerounais ont été recrutés dans les équipes de raid et certains ont accédé à des postes de commandement au sein de Boko Haram et de l'État islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP).

Ces chefs locaux utiliseraient leur connaissance du terrain, de la dynamique des communautés et des réseaux familiaux pour organiser des extorsions, cibler plus efficacement les villages et faire passer le bétail volé de l'autre côté des frontières.

Une vigilance relâchée et des moyens dispersés

L'analyse estime que la collaboration entre les différents acteurs a diminué, en partie parce que l'on croyait le groupe armé repoussé. Elle évoque aussi une dispersion des ressources et une dépendance excessive à l'égard des comités de vigilance.

Le texte, en partie réservé aux abonnés, mentionne également la pression exercée sur les ressources publiques par la crise sociopolitique dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, sans que l'extrait consulté permette d'en détailler la portée.

Fragilité économique et armes plus performantes

Les attaques ont conduit à l'abandon de terres agricoles dans plusieurs localités, ce qui, selon l'auteur, a paralysé l'économie régionale. Des jeunes sans emploi seraient ainsi exposés à un recrutement par incitations financières, en échange d'informations utiles aux insurgés.

Les évaluations récentes citées par l'article font aussi état d'armes militaires plus avancées et d'alliances avec des réseaux criminels transnationaux. L'extrait disponible ne fournit ni bilan chiffré ni déclaration officielle : il s'agit d'une analyse, non d'un décompte d'incidents.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV