Selon Cameroon Tribune, le 15e rapport sur l'état de la lutte contre la corruption, élaboré par la Commission nationale anti-corruption (Conac), évalue à 6 271 017 456 FCFA le préjudice financier subi par l'État en 2025. Le document mentionne aussi des opérations menées dans la région de l'Adamaoua.
Un préjudice en hausse par rapport à 2024
Le rapport s'appuie sur 112 contributions d'acteurs du secteur public, du secteur privé et de la société civile et se structure en trois volets : la prévention, les sanctions, puis la lutte anti-blanchiment, le recouvrement d'avoirs et la coopération institutionnelle.
Le préjudice de 2025 comprend 1 722 763 161 FCFA issus des enquêtes approfondies, auxquels s'ajoutent les décisions du Conseil de discipline budgétaire et financière (CDBF) et du Tribunal criminel spécial (TCS). En 2024, il atteignait 4 061 806 711 FCFA, soit une hausse de 2 209 210 745 FCFA.
Moins de dénonciations, davantage de lignes vertes
Les dénonciations reçues passent de 10 520 en 2024 à 8 036 en 2025. Le rapport explique cette baisse par la multiplication des lignes vertes installées dans les administrations. Le chapeau de l'article évoque par ailleurs plus de cinq milliards de FCFA d'avoirs de l'État recouvrés.
En matière d'examens, 116 étudiants ont été sanctionnés pour fraude. Du côté de l'anti-blanchiment, l'Agence nationale d'investigation financière (ANIF) a reçu 1 764 déclarations, selon l'extrait accessible.
Des « cliniques » anticorruption en Adamaoua
Parmi les actions citées, des « cliniques » anticorruption déployées dans les régions de l'Adamaoua et du Littoral ont permis d'interpeller 23 personnes en flagrant délit de corruption. L'article ne détaille pas, dans sa partie accessible, la répartition des cas entre les deux régions.
Ni le Nord ni l'Extrême-Nord ne sont cités dans les passages consultés. La rédaction rappelle que le texte est en partie réservé aux abonnés : ces chiffres sont ceux rapportés par le quotidien et n'ont pas été recoupés avec le rapport intégral.