Selon Agence Ecofin, qui cite l'OMS Afrique et le Centre nigérian de contrôle des maladies (NCDC), l'État de Borno, dans le nord-est du Nigeria, avait enregistré 68 152 cas suspects de choléra et 394 décès depuis le début de la flambée en mai 2026, à la fin du mois de septembre.
Une flambée qui s'est étendue depuis mai
Le taux de létalité est de 0,6 %, et l'épidémie touche 23 des 27 zones de gouvernement local de l'État, d'après l'OMS Afrique. Il s'agit de cas suspects, non confirmés en laboratoire, et le total peut être révisé.
Pour mesurer la progression : début juillet, plus de 35 500 personnes avaient été infectées et 198 décès recensés depuis mai, selon des données relayées par Premium Times. En juin, les autorités locales faisaient état de 7 850 cas suspects et 74 décès au 7 juin.
Un terrain favorable à la transmission
Borno accueille l'une des plus importantes populations de personnes déplacées d'Afrique de l'Ouest, conséquence de plusieurs années d'insécurité. L'accès limité à l'eau potable et à l'assainissement dans les camps et les quartiers surpeuplés facilite la propagation du choléra.
Les établissements de santé de l'État ont été fortement sollicités depuis le début de la flambée, d'après la presse nigériane.
Une riposte à plusieurs volets
Selon Agence Ecofin, la riposte associe surveillance épidémiologique, formation des agents de santé communautaires, distribution de solutions de réhydratation orale, chloration des points d'eau et vaccination anticholérique ciblée.
À l'échelle du continent, l'OMS Afrique a recensé plus de 245 000 cas et 5 238 décès dans 24 pays sur la période 2025-2026, ce qui place le choléra parmi les urgences sanitaires africaines majeures.