Selon le quotidien burkinabè Sidwaya, les experts du Mali, du Niger et du Burkina Faso se sont retrouvés le mercredi 14 octobre 2026 à Ouagadougou pour une rencontre préparatoire, en amont des premières négociations formelles entre la Confédération des États du Sahel (AES) et la CEDEAO.
Une rencontre préparatoire à Ouagadougou
D'après Sidwaya, la réunion rassemble les experts de la task-force chargée des négociations avec la CEDEAO. La cérémonie a été présidée par Hermann Yirigouin Toé, secrétaire général du ministère burkinabè des Affaires étrangères, qui dirige la délégation du Burkina Faso. Le Mali est représenté par Mahamane Ahmadou Maïga et le Niger par Ousmane Alhassane, chacun à la tête de sa délégation.
Cette séance de travail précède la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'AES et l'ouverture des négociations formelles. Toujours selon le journal, ces discussions doivent se tenir à Dakar, au Sénégal, « dans les jours à venir », sans qu'un calendrier précis ait été communiqué à ce stade.
Harmoniser les positions avant de négocier
Les objectifs annoncés sont de trois ordres : harmoniser l'analyse des enjeux et des dispositions soumises à négociation, identifier les lignes rouges, les marges de flexibilité et les points qui nécessiteront un arbitrage politique, puis définir une stratégie, une méthode et une discipline de négociation communes aux trois pays.
Les participants ont aussi évoqué le contexte sécuritaire, les campagnes de désinformation et les tentatives de déstabilisation. Le Mali a pour sa part souligné que les premières négociations formelles devaient poser les bases politiques et le cadre juridique des relations avec la CEDEAO, élaborer un projet de programmes et constituer des groupes thématiques.
Un processus engagé depuis mai 2025
Le Niger a rappelé que les premières consultations s'étaient tenues à Bamako le 22 mai 2025. Elles avaient abouti à un mémorandum d'entente fixant les lieux, le calendrier, l'architecture et les thèmes des négociations, ainsi qu'à un communiqué conjoint.
Dans ce texte, les deux parties s'engageaient à préserver les acquis de cinquante ans d'intégration et à privilégier l'intérêt des populations, notamment la libre circulation des personnes et des biens. À ce stade, aucune décision chiffrée ni aucun résultat de fond n'a été rendu public : la réunion du 14 octobre relève de la préparation, et son issue dépendra des discussions qui s'ouvriront à Dakar.