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Septentrion

Pauvreté : plus de 8,4 millions de Camerounais vivraient avec moins de 3 dollars par jour, un chiffre qui renvoie au Grand Nord

Photographie d'illustration : Street food of Cotonou

Selon un article de Camer.be publié le 9 octobre 2026 et actualisé le 15 octobre, plus de 8,4 millions de Camerounais vivraient avec moins de 3 dollars par jour, soit environ 1 800 FCFA. Le chiffre, relayé par La Nouvelle Expression, serait tiré du Baromètre économique de la Cemac publié par la Banque mondiale en août 2026.

Un chiffre, une source à vérifier

D'après Camer.be, la population camerounaise est estimée à environ 28 millions d'habitants, ce qui placerait la part de personnes sous le seuil évoqué autour de 30 %. Le seuil de 3 dollars par jour, ajusté en parité de pouvoir d'achat, est celui utilisé pour les pays à revenu intermédiaire.

Le quotidien en ligne précise lui-même que le chiffre est relayé et que, pour le confirmer, il faut consulter le baromètre de la Banque mondiale. Nous le présentons donc avec prudence, comme une estimation rapportée par la presse et non comme un résultat vérifié par notre rédaction.

Le Grand Nord, historiquement en première ligne

Le rapport tel que relayé ne détaille pas la répartition régionale. Pour désigner l'Extrême-Nord, le Nord et l'Adamaoua comme les zones les plus pauvres, Camer.be s'appuie sur des données historiques de la Banque mondiale, et non sur le baromètre de 2026. L'article estime que ces trois régions regroupent environ 30 % de la population du pays.

Il cite parmi les facteurs l'enclavement, la faible pluviométrie, l'insécurité alimentaire et les attaques de Boko Haram depuis 2014. Ces éléments correspondent à des difficultés régulièrement documentées dans le Septentrion, mais ils ne constituent pas des données chiffrées du dernier baromètre.

Croissance, inégalités et pistes avancées

Selon l'article, le PIB reste positif, porté par le pétrole, le bois et l'agro-industrie, mais cette croissance ne réduirait pas les inégalités. Sont évoqués l'inflation, la hausse des prix alimentaires, le sous-emploi, l'informalité, la dépendance aux importations alimentaires et l'accès limité aux services de base en zone rurale.

Le plan d'import-substitution PIISAH, lancé en 2024 pour réduire les importations agricoles, n'aurait pas encore d'effets visibles, estime le journal. Les recommandations attribuées à la Banque mondiale portent sur le renforcement de la protection sociale, l'investissement dans le capital humain et le soutien aux secteurs créateurs d'emplois. Aucune réaction officielle n'était publiée au moment de la rédaction de l'article d'origine.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV