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Économie

Cemac : la BEAC alerte sur 3 388,3 milliards de FCFA de subventions carburant prévues en 2026

Photographie d'illustration : Solar Panels

Selon Financial Afrik, qui cite un rapport de la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) sur l'évolution de l'inflation, les six États de la Cemac prévoient de consacrer 3 388,3 milliards de FCFA, soit près de 5,8 milliards de dollars, à la stabilisation des prix du carburant à la pompe en 2026.

Un montant considérable pour six États

L'information, publiée le 14 octobre 2026 sous la signature de Bernard Bangda, repose sur un rapport de la BEAC consacré à l'évolution de l'inflation dans la zone. Le titre de l'article parle d'une « alerte » de la banque centrale face à la hausse de ces subventions.

Le contenu intégral du rapport n'était pas accessible au moment de la rédaction : nous ne disposons donc ni de la répartition par pays, ni des recommandations précises de la BEAC. Le chiffre global doit être lu comme un ordre de grandeur annoncé pour l'ensemble de la sous-région.

Pourquoi les subventions pèsent sur les finances publiques

Une subvention carburant consiste, pour un État, à prendre en charge une partie du coût de l'essence ou du gasoil afin de maintenir un prix à la pompe inférieur au prix de revient. Elle protège le pouvoir d'achat et contient l'inflation, notamment sur les transports et les denrées, mais elle mobilise des ressources qui ne sont plus disponibles pour d'autres dépenses.

Dans une zone où plusieurs États recourent déjà à l'endettement, y compris sur le marché régional des titres publics, l'ampleur de ces dépenses est un sujet de vigilance pour la banque centrale, qui veille à la stabilité de la monnaie commune.

Une conjoncture régionale contrastée

Selon Investir au Cameroun, l'activité de la Cemac a progressé de 5,9 % au deuxième trimestre 2026, le Cameroun y contribuant pour 3,8 points. Le même média rapportait toutefois que la BEAC anticipait un repli de la croissance de la zone à 3 % en 2026, contre 3,7 % en 2025, avec une inflation maîtrisée et un franc CFA stable.

Ces indicateurs, issus de publications différentes, ne s'additionnent pas mécaniquement. Ils rappellent simplement que la question des subventions se pose dans un contexte de croissance modérée, où l'arbitrage entre soutien aux consommateurs et assainissement budgétaire reste délicat.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV