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Extrême-Nord

Extrême-Nord : une base du BIR Lac-Tchad à Waza avec plus de 1 000 militaires, après l'attaque de Madégoua

Photographie d'illustration : Somali National Army Training Pass-out Parade 24

Selon Journal du Cameroun, le ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, a annoncé le 28 septembre 2026 la création d'une base du Bataillon d'intervention rapide (BIR) à Waza, dans le bassin du lac Tchad, après l'attaque attribuée à Boko Haram contre Madégoua. Le Sahel TV revient sur ce dispositif alors que l'Extrême-Nord reste au centre de l'attention humanitaire.

Une unité de plus de 1 000 hommes à Waza

D'après le quotidien en ligne, l'annonce est intervenue à l'issue d'une mission d'évaluation sécuritaire dans l'Extrême-Nord, effectuée le lundi 28 septembre en compagnie du ministre de l'Administration territoriale. La nouvelle unité, baptisée BIR Lac-Tchad, doit compter plus de 1 000 personnels, dont environ 800 déjà déployés, les autres devant la rejoindre progressivement.

Les objectifs affichés sont de rapprocher les forces des localités les plus exposées, de dissuader les incursions, de sécuriser les villages et de permettre le retour des populations déplacées.

L'attaque de Madégoua à l'origine du dispositif

Dans la nuit du 16 au 17 septembre 2026, une attaque attribuée à Boko Haram a frappé Madégoua, dans l'arrondissement de Makary. Journal du Cameroun fait état de 15 morts et de plusieurs blessés, et d'une quinzaine de villages affectés, dont les habitants des localités frontalières ont fui. D'autres sources avaient avancé un bilan de 14 morts, ce qui illustre la difficulté de vérifier les chiffres sur place.

Ce bilan doit donc être lu avec prudence : les autorités n'ont pas, à notre connaissance, publié de décompte détaillé.

Des déplacés dans des conditions précaires

À Waza, de nombreuses familles ont trouvé refuge dans des salles de classe et dans des abris de fortune faits de paille et de bâches. À Maroua, plus de 800 personnes venues de Salé et de Zigagué étaient, selon le journal, hébergées depuis le 10 septembre au stade Yaya Daïrou, sans latrines, avec une eau potable insuffisante et sans gestion des déchets, ce qui fait craindre un risque de choléra.

La mission gouvernementale a distribué 1 000 kits comprenant vivres, produits d'hygiène et couchage, à environ 5 000 bénéficiaires, soit près de 1 000 familles. Ces informations datent de fin septembre ; la situation actuelle des sites n'a pas été confirmée de façon indépendante.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV