Selon DataCameroon, le centre de secours de la 301e compagnie de sapeurs-pompiers de Garoua a enregistré 120 incendies de janvier à septembre 2026, contre 101 sur la même période de 2025, et cinq personnes sont mortes dans des sinistres depuis le début de l'année.
Une hausse concentrée en saison sèche
D'après DataCameroon (article du 13 octobre signé Fadimatou Boubakary), les 120 interventions de 2026 représentent environ 19 % de plus que les 101 de 2025. Près de 80 % des feux ont eu lieu entre janvier et avril, pendant la saison sèche.
Le dispositif repose sur trois véhicules d'intervention opérationnels pour une population estimée à 678 769 habitants, selon l'article. Le centre ne dispose d'aucun chiffre global des pertes matérielles, a reconnu son responsable, Mpèmè Assiéné.
Des causes électriques et des marchés denses
Le chef du centre de secours cite la chaleur extrême et les réseaux surchargés, qui font surchauffer les câbles, fondre les gaines et provoquent des courts-circuits ; les retours de courant après une coupure aggravent le risque. Il pointe aussi le faible respect des règles de sécurité incendie dans les établissements recevant du public.
L'expert en sécurité incendie Noël Tchofo souligne que la densité des espaces commerciaux favorise la propagation des flammes. À Yelwa, un commerçant, Mohamadou Aminou, a vu trois boutiques détruites, pour une perte qu'il estime à près de 5 millions de FCFA.
Extincteurs, bornes d'eau : les manques
Les témoignages recueillis évoquent des extincteurs absents ou périmés et un manque de points d'eau et de bornes d'incendie fonctionnels pour remplir les camions. En février, à Fulbéré, l'appartement de Hadja Roukayatou a brûlé à partir de sa chambre ; son neveu a été grièvement blessé.
L'article ne formule pas de recommandations officielles, mais ses constats dessinent des priorités : contrôle des installations électriques, entretien des extincteurs, application des règles de sécurité dans les marchés et remise en état des points d'eau.