Selon Ecofin Agency, plusieurs arrangements financiers du FMI pour les pays de la CEMAC restent à conclure à l'ouverture des Assemblées annuelles FMI–Banque mondiale, tenues à Bangkok du 12 au 18 octobre 2026.
Congo, Gabon, Cameroun : trois situations différentes
D'après Ecofin Agency (12 octobre), le Congo a progressé dans les discussions sur un nouvel accord, tandis que le Gabon n'en est qu'à des négociations préliminaires sur un programme qu'il a demandé. Le Cameroun, dont le précédent programme a pris fin en juillet 2025, se demande si un nouvel accord peut être conclu.
Le gouvernement camerounais a inscrit dans ses prévisions pour 2027 un appui budgétaire de 300 milliards de FCFA, fondé sur l'attente d'un tel accord, précise le média. Les montants et le calendrier d'un éventuel programme ne sont pas communiqués.
Les engagements régionaux de la BEAC et de la CEMAC
Selon la même source, la BEAC et les autorités de la CEMAC doivent encore progresser sur trois engagements pris avec le FMI : les réserves de change, le rapatriement des recettes d'exportation et le renforcement des effectifs de la COBAC, la Commission bancaire de l'Afrique centrale.
Ces engagements conditionnent la crédibilité du dispositif régional de défense de la parité du franc CFA. L'article ne donne pas d'échéances précises.
Un contexte mondial tendu
Les Assemblées de Bangkok sont dominées par la dette publique, les tensions au Moyen-Orient qui pèsent sur l'énergie, l'investissement privé et l'intelligence artificielle. Le FMI et la Banque mondiale ont publié avant l'ouverture une refonte de leur cadre de viabilité de la dette des pays à faible revenu, la première depuis 2017, selon l'Atlantic Council.
Selon une synthèse reprenant les projections du FMI, la croissance africaine serait de 4,5 % en 2026 et de 5 % en 2027, et l'aide au développement devrait reculer de 12 % en 2026. Aucun communiqué final spécifique à l'Afrique n'était disponible avant la clôture, prévue le 18 octobre.