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Cameroun

MRC : à la convention du 17 octobre à Yaoundé, Tiriane Noah annoncée seule en lice pour succéder à Maurice Kamto

Photographie d'illustration : Sanjika Palace in Blantyre Malawi (presidential residence) in 2014

Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) devait tenir le samedi 17 octobre 2026 à Yaoundé une convention extraordinaire élective pour désigner son nouveau président. Selon la presse du 16 octobre, la présidente intérimaire Tiriane Balbine Noah devrait être la seule candidate, après le désistement de ses concurrents ; des demandes d'annulation visaient pourtant la réunion.

Une succession ouverte par la démission de Maurice Kamto

D'après un compte rendu d'AllAfrica, Maurice Kamto a démissionné de la présidence du MRC le 8 septembre 2026. Il dirigeait la formation depuis sa création en 2012. Il l'avait brièvement quittée en juillet 2025 pour se présenter à la présidentielle d'octobre 2025, avant que sa candidature ne soit écartée par le Conseil constitutionnel.

Réélu à la tête du parti en décembre, selon la même source, il n'avait pas été reconnu par le ministre de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji, qui n'avait pas « pris acte » de cette réélection début août. C'est dans ce contexte de contentieux avec l'administration que Tiriane Balbine Noah assure l'intérim et que la convention du 17 octobre a été convoquée.

Un duel annoncé, puis des désistements rapportés par la presse

Jusqu'à une date récente, deux listes étaient présentées : celle de Tiriane Noah et celle de Pierre Emmanuel Binyam. Dans son édition du 16 octobre, La Nouvelle Expression indique que Mme Noah devrait accéder à la présidence du parti après le désistement de deux concurrents, dont M. Binyam.

Le quotidien Émergence s'interroge de son côté sur les conditions dans lesquelles cette candidature unique s'est dégagée. Ces éléments sont rapportés tels que les journaux les présentent ; nous n'avons pas pu les confirmer auprès des intéressés, et le résultat définitif de la convention devra être vérifié auprès du parti.

Des demandes d'annulation et la position de l'administration

Selon AllAfrica, un militant de la fédération communale de Sangmélima a saisi le 7 octobre le sous-préfet de Yaoundé 4 pour demander l'annulation du récépissé de la convention. Un ancien cadre exclu du parti, Willy Mengue, avait fait une démarche comparable le 29 septembre ; son recours serait toujours en examen devant la cour d'appel du Centre. Les contestataires invoquent des irrégularités, un défaut de qualité de ceux qui ont convoqué la réunion et de fortes tensions internes.

Le MRC a répondu par un communiqué de son secrétaire général adjoint dénonçant des manœuvres d'« ennemis de la République » et affirmant que la convention aurait bien lieu comme prévu. La position finale des autorités administratives restait à clarifier au moment de la rédaction, le parti ayant déjà connu plusieurs différends avec elles.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV