L'épidémie d'Ebola due à la souche Bundibugyo, déclarée à la mi-mai 2026, a atteint le Haut-Uélé, province de l'extrême nord-est de la RDC qui borde la République centrafricaine, selon Africa Press, qui cite des responsables de santé. Les autorités congolaises n'avaient pas encore annoncé officiellement les deux cas.
Une extension vers le nord-est de la RDC
Selon Africa Press France, des responsables ont confirmé deux cas dans le Haut-Uélé, présenté comme la huitième région touchée. Des décès suspects ont aussi été signalés dans une zone minière de Wabenda, près de la limite du Bas-Uélé, avec des échantillons envoyés à un laboratoire régional et à Kinshasa. L'Ituri reste le principal foyer, avec une hausse récente au Nord-Kivu.
Le même article précise seulement que la province est frontalière de la Centrafrique ; il ne fait état d'aucun cas confirmé en République centrafricaine. Aucune mesure de riposte précise pour le Haut-Uélé n'y est détaillée.
Le bilan avancé par l'OMS
Radio Okapi, citant l'Organisation mondiale de la santé, évoque le 16 octobre 9 144 cas confirmés et 4 410 décès en RDC, répartis sur sept provinces et 65 zones de santé, l'Ituri concentrant plus de 70 % des cas confirmés. La différence entre sept provinces et huit régions tient aux sources et aux dates de comptage.
L'épidémie est décrite comme active et meurtrière, avec des baisses locales suivies de rebonds. Au Nord-Kivu, les lits pour cas suspects sont presque saturés. Les obstacles incluent la détection tardive, la recherche des contacts, la mobilité des populations et l'insécurité.
Un risque régional et l'absence de vaccin approuvé
Le Kenya a confirmé un deuxième cas le 14 octobre, un homme de 39 ans lié au premier patient, décédé à Nairobi le 5 octobre. Le ministère kényan affirme que les deux cas sont liés, sans transmission communautaire établie. Africa Press mentionne aussi des cas en Ouganda, ce qui porte à quatre le nombre de pays concernés.
Il n'existe actuellement aucun vaccin ni traitement approuvé pour la souche Bundibugyo. Le virus se transmet par contact direct avec les fluides corporels de personnes infectées, vivantes ou décédées. La rédaction suivra les confirmations officielles.