Le Cameroun a conclu le 13 octobre 2026 à Bangkok, en marge des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, un accord avec la Banque islamique de développement (BID) pour la réhabilitation de la route Douala–Bafoussam. Le prêt s'élève à 212,35 millions d'euros, soit environ 139,2 milliards de FCFA.
Un financement qui couvre plus de 92 % du coût
Selon Camer.be, l'accord a été conclu entre le président de la BID, Muhammad Sulaiman Al Jasser, et le ministre camerounais de l'Économie, Alamine Ousmane Mey. Le coût total du projet est estimé à 229,93 millions d'euros, soit environ 150,8 milliards de FCFA ; le prêt en couvre 92,35 %.
L'État camerounais apporterait la différence, environ 11,5 milliards de FCFA. La presse emploie tantôt le terme « signé », tantôt « paraphé » : la portée juridique exacte du document reste à clarifier.
Trois lots sur 218,9 kilomètres
Le tronçon concerné de la nationale 5 mesure 218,9 km et serait divisé en trois lots : Bekoko–Penja (70 km), Penja–pont du Nkam (77,7 km) et pont du Nkam–Bandjoun (71,2 km). Le projet comprend aussi environ 108 km de voies de desserte et un contournement de Bafoussam d'environ 30 km.
Les travaux dureraient 48 mois pour les deux premiers lots et 42 mois pour le troisième, une fois les contrats attribués. Aucune date de démarrage n'est annoncée.
Des conditions encore peu détaillées
Le prêt est prévu sur 20 ans, dont cinq ans de période de grâce, et suit une méthode conforme à la charia. Le taux, les commissions, les garanties et le calendrier de décaissement ne sont pas précisés dans les articles consultés.
Cet axe relie le port de Douala à l'Ouest du pays. Le dossier s'ajoute aux besoins de financement de l'État, dont le déficit prévu pour 2027 atteint 1 018 milliards de FCFA selon le document de programmation budgétaire.