Le Cameroun a appelé à Genève à une solidarité internationale accrue face à la crise des réfugiés. Selon Alwihda Info (12 octobre 2026), Paul Atanga Nji, ministre de l'Administration territoriale, s'est exprimé au nom du président Paul Biya à l'ouverture de la 77e session du Comité exécutif du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), qui réunit pendant cinq jours des représentants de plus de cent États et des ONG.
Un pays d'accueil qui alerte sur la baisse des financements
D'après l'article, le Cameroun accueille environ 500 000 réfugiés et 20 000 demandeurs d'asile, venus pour l'essentiel de pays voisins. Le ministre a décrit une « baisse drastique des financements » qui entre en collision avec la hausse des besoins, un constat largement partagé par les agences humanitaires ces dernières années.
Le texte consulté ne fournit pas de chiffres précis sur les fonds du HCR ; d'autres médias camerounais ont, de leur côté, évoqué un taux de couverture de l'ordre de 35 % des besoins, un chiffre que nous n'avons pu vérifier auprès du HCR et qu'il convient donc de lire avec prudence.
Ce que Yaoundé demande à ses partenaires
Selon Alwihda Info, le Cameroun réclame un soutien financier et opérationnel renforcé pour les réfugiés et les communautés d'accueil, un partage plus équitable des responsabilités, une mobilisation accrue des partenaires internationaux et une assistance concrète et rapide.
Le ministre a aussi réaffirmé l'attachement du pays au Pacte mondial sur les réfugiés et plaidé pour un renforcement des capacités opérationnelles du HCR. Il a présenté le retour volontaire, dans la dignité et la sécurité, comme une solution durable lorsque les conditions le permettent, en se référant à la position du président Biya au Sommet de New York du 20 septembre 2016.
Une question qui concerne directement le Septentrion
Le Septentrion est l'une des régions où cette pression se fait sentir : l'Extrême-Nord accueille notamment des réfugiés nigérians, et la région est confrontée depuis plusieurs années à l'insécurité et aux déplacements internes. Les besoins en eau, en santé, en éducation et en abris y sont déjà importants.
Les engagements éventuels pris à Genève ne sont pas encore connus. Il reviendra aux partenaires du HCR de dire si la solidarité demandée par Yaoundé se traduira par de nouveaux financements. Le Sahel TV reviendra sur les suites de cette session lorsque ses conclusions seront publiées.