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Mali

Mali : l'ancien maire de Bamako Adama Sangaré jugé pour des attributions foncières dans la zone aéroportuaire de Sénou

Photographie d'illustration : Nigeria's National Assembly Building with the Mace

Un procès à forte portée symbolique s'est ouvert le lundi 12 octobre 2026 à Bamako : l'ancien maire de la capitale malienne, Adama Sangaré, est jugé avec un préfet et d'autres prévenus dans une affaire de spéculation foncière dans la zone aéroportuaire. Selon Koaci et la revue de presse d'allAfrica, ils sont poursuivis pour détournement de deniers publics et faux et usage de faux, et clament leur innocence.

Les faits reprochés et les chiffres avancés

D'après Koaci, la zone concernée est officiellement réservée aux activités et à la sécurité de l'aéroport international Modibo-Keïta, mais des installations industrielles, des entrepôts et des habitations s'y sont progressivement implantés. Environ 3 500 parcelles auraient été attribuées à des particuliers, dont certains y auraient bâti de vastes résidences ; la revue de presse d'allAfrica parle, pour sa part, de plus de 3 000 parcelles.

L'accusation reproche notamment un détournement de 526 millions de FCFA de frais d'édilité, c'est-à-dire de redevances municipales. Ces allégations n'ont, à ce stade, pas été examinées sur le fond : les prévenus bénéficient de la présomption d'innocence.

La ligne de défense évoquée à l'audience

Selon Koaci, la défense soutient qu'un ancien président malien avait ordonné le lotissement de la zone dans le cadre du processus de réconciliation nationale, afin de doter de terrains des responsables de groupes armés du Nord impliqués dans les négociations de paix.

Si cet argument était retenu par la Cour, il déplacerait le débat de la seule légalité des attributions vers la question de la responsabilité politique des décisions initiales. Les juges devront examiner comment les terrains ont été attribués, si les opérations étaient régulières et qui doit en répondre.

Un procès attendu pour au moins trois jours

L'audience devait durer au moins trois jours, d'après Koaci. Le dossier s'inscrit dans une série de contentieux fonciers qui touchent depuis longtemps Bamako, où la pression urbaine et les attributions de parcelles alimentent régulièrement la controverse.

Le verdict n'est pas connu à l'heure où nous écrivons. Le Sahel TV a choisi de présenter ce dossier sous le prisme des seules informations publiques disponibles et rappelle que seule la décision de justice établira les responsabilités.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV