Le Cameroun a confirmé le 29 juin 2026 une épidémie de choléra touchant trois régions, l'Extrême-Nord, le Nord et l'Ouest. Selon MesVaccins (16 septembre 2026), qui s'appuie sur le rapport de situation n° 5 de ReliefWeb du 14 septembre, le pays comptait 2 683 cas cumulés et 77 décès au 12 septembre, soit une létalité de 2,87 %.
Un bilan national qui reste préoccupant
D'après l'article, des foyers sont confirmés dans 11 districts sanitaires et des alertes ont été enregistrées dans 5 autres. Avec 77 décès pour 2 683 cas, la létalité de 2,87 % est près de trois fois supérieure à la cible internationale de moins de 1 % pour une épidémie bien gérée.
Ce taux élevé peut refléter des retards de prise en charge, un accès limité aux soins ou des cas non détectés, mais l'article ne tranche pas entre ces explications. Il note en revanche que les données de surveillance récentes montrent une réduction marquée du nombre de nouveaux cas, un signe encourageant.
Le camp de Minawao, dans le district de Mokolo
Le premier cas dans le camp de réfugiés de Minawao, dans le district sanitaire de Mokolo (Extrême-Nord), a été signalé le 24 juillet. Le camp héberge plus de 81 000 réfugiés, soit environ 325 % de sa capacité prévue, ce qui constitue, selon la source, un facteur de risque majeur avec un assainissement inadéquat et une forte mobilité de la population.
Au 13 septembre, l'unité de traitement du choléra du camp avait admis 438 patients, dont 20 cas positifs au test rapide et 5 confirmés par culture. Ces chiffres montrent qu'un nombre important de personnes admises n'ont pas été confirmées comme cas de choléra.
Ce que les habitants peuvent faire
Les recommandations classiques restent valables : boire de l'eau traitée ou bouillie, se laver les mains au savon, éviter les aliments non cuits ou manipulés dans de mauvaises conditions et se rendre sans attendre dans un centre de santé en cas de diarrhées liquides abondantes. La réhydratation précoce sauve des vies.
Les données citées datent de la mi-septembre ; la situation a pu évoluer depuis. Les lecteurs sont invités à suivre les communiqués du ministère de la Santé publique et de l'OMS pour les chiffres les plus récents. Le Sahel TV actualisera ce dossier dès la publication de nouveaux bilans.