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Coton

Coton du Grand Nord : la Sodecoton face à la flambée des engrais, entre objectif de 440 000 tonnes et besoins de financement

Photographie d'illustration : Niamey from the sky

La filière cotonnière du Grand Nord camerounais doit financer ses intrants dans un contexte de hausse des prix mondiaux des engrais, analyse Invest-Time dans un article publié le 9 septembre 2026. La Sodecoton visait 440 000 tonnes de coton-graine, contre environ 285 000 tonnes la campagne précédente, un objectif qui augmente les besoins de trésorerie avant la récolte.

De 285 000 à 440 000 tonnes : l'ambition de la Sodecoton

D'après Invest-Time, le Cameroun a produit 284 613 tonnes de coton-graine en 2024-2025 sur 229 029 hectares, soit un rendement moyen de 1 243 kg par hectare, avec une cible de 1 600 kg par hectare pour la campagne suivante. Atteindre 440 000 tonnes serait la première fois que la production dépasserait 400 000 tonnes.

À plus long terme, la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) fixe un objectif de 600 000 tonnes par an à l'horizon 2030. Financial Afrik avait déjà relevé en mai 2026 que la Sodecoton table sur 440 000 tonnes cette année.

Engrais : une facture qui grimpe

L'article s'appuie sur les perspectives d'avril 2026 de la Banque mondiale, selon lesquelles l'indice mondial des prix des engrais devrait progresser de plus de 30 % en 2026, l'urée approchant une hausse de 60 % sur l'année après une moyenne de 725 dollars la tonne en mars 2026. La Banque mondiale prévoit un apaisement des prix en 2027.

Le Cameroun a importé 44,4 milliards de FCFA d'engrais au premier semestre 2025, en hausse de 10,4 % par rapport aux 40,2 milliards de la même période de 2024. Ces chiffres ne portent pas sur 2026 et ne permettent donc pas de mesurer directement l'effet de la flambée actuelle.

Financement et investissements industriels

Selon l'article, qui cite le ministère de l'Économie, la Sodecoton réalise un chiffre d'affaires supérieur à 180 milliards de FCFA et génère environ 70 milliards de FCFA de flux financiers ruraux par an. La hausse des coûts d'intrants accroît les besoins de financement de toute la chaîne, des semences à l'égrenage, au stockage et au transport.

La société a lancé des appels d'offres de 230 millions de FCFA pour des sacs de semences en polypropylène, ainsi que pour des équipements de l'huilerie de Maroua : 180 millions de FCFA pour une presse et 55 millions pour du matériel électrique. L'article ne donne pas le nombre de producteurs concernés.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV