La Haute Cour de Mombasa a déclaré, le 19 octobre 2026, Paul Nthenge Mackenzie et 28 coaccusés coupables de 191 chefs de meurtre, dont 190 enfants et un adulte, selon Citizen Digital. La juge Diana Kavedza a estimé que l'accusation avait prouvé sa thèse hors de tout doute raisonnable. Le prononcé de la peine est fixé au 6 novembre 2026.
Un verdict après des années de procédure
Selon Citizen Digital, le tribunal a retenu l'existence d'un système organisé de radicalisation religieuse et de jeûne forcé dans la forêt de Shakahola, dans le comté de Kilifi, entre janvier 2021 et septembre 2023. Il a jugé que les enfants ne pouvaient pas légalement consentir à être affamés.
Enos Amanya Ngala avait plaidé coupable de l'ensemble des 191 chefs et attend sa peine. Deux des accusés d'origine sont morts pendant la procédure. Les médias diffèrent légèrement sur le nombre exact de coaccusés condamnés, entre 28 et 30 selon les titres consultés ; nous retenons le chiffre de Citizen Digital.
La question des causes de décès
D'après Citizen Digital, la famine a été établie dans 72 cas. Pour une centaine d'autres victimes, la cause précise n'a pu être déterminée en raison de la décomposition des corps (110 cas selon cette source, 112 selon un autre média), mais le tribunal a conclu, d'après les témoignages et les conditions des sépultures, qu'elles étaient aussi mortes de faim.
Le tribunal a estimé que les faits relevaient d'un système de croyance extrême au sens de l'article 12D de la loi kényane sur la prévention du terrorisme. La revue de presse d'allAfrica du 19 octobre, citant Africanews, évoque des corps exhumés de fosses communes découvertes en 2023, pour plus de 530 personnes au total dans ce dossier.
Des poursuites distinctes et un enjeu de santé publique
Selon Citizen Digital, Paul Mackenzie fait face à d'autres accusations distinctes, dont homicide involontaire et terrorisme, auxquelles il a plaidé non coupable. Ce verdict ne clôt donc pas l'ensemble des procédures le concernant.
Au-delà du jugement, l'affaire pose la question de la protection des enfants face aux dérives sectaires, du repérage précoce de la malnutrition provoquée et de l'accompagnement psychologique des survivants. Nous ne disposons pas d'informations vérifiées sur leur prise en charge actuelle.