Selon 237online, six tonnes de faux médicaments et de produits périmés ont été détruites le 17 octobre 2026 à Ngaoundéré, dans la région de l'Adamaoua, en présence du gouverneur Kildadi Taguiéké Boukar. Les produits avaient été saisis auprès de vendeurs ambulants lors d'opérations menées par la police, la gendarmerie et les douanes.
Une destruction sur le site d'Hysacam
D'après 237online, article publié le 21 octobre, l'opération s'est déroulée le 17 octobre sur le site d'Hysacam, à Sélébé-Darang. Le gouverneur Kildadi Taguiéké Boukar, qui préside le Comité permanent de lutte contre le commerce illicite de produits pharmaceutiques, était présent, de même que le délégué régional de la Santé publique de l'Adamaoua, Guillaume Tchedélé.
Les forces de l'ordre ont veillé au transport et à la destruction du lot, composé de comprimés, de solutés, de produits injectables et de Tramadol, un antalgique. Une cargaison de Tramadol est évaluée à 7 millions de francs CFA, précise la source. Des produits périmés retirés de formations sanitaires figuraient aussi parmi les articles détruits.
Des saisies issues des opérations quotidiennes
Selon l'article, ces médicaments ont été confisqués auprès de vendeurs ambulants de Ngaoundéré lors d'opérations menées au quotidien contre les réseaux de contrebande. Le centre commercial de la ville a servi de point de départ à une grande partie de ces saisies.
Ngaoundéré, carrefour ferroviaire et routier entre le sud du pays, le Grand Nord et les frontières du Tchad et de la Centrafrique, est un point de passage important pour les marchandises, ce qui explique la vigilance des autorités. Nous n'avons pas d'indication sur l'origine exacte des lots détruits.
Des risques sanitaires et une question de traçabilité
L'autorité sanitaire cite des risques graves pour les consommateurs : atteintes au foie, aux reins et au cœur, pouvant aller jusqu'au décès. Même des médicaments authentiques peuvent devenir dangereux lorsqu'ils sont mal conservés sur les étals, exposés à la chaleur et à l'humidité.
L'article souligne que la vente sur la voie publique et dans les marchés se poursuit malgré ces destructions, et que la présence de produits périmés dans les stocks saisis pose la question de la traçabilité. Les professionnels de santé rappellent de s'approvisionner exclusivement en pharmacie agréée ; il n'a pas été annoncé de nouvelles mesures à ce stade.