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Tchad

Tchad : l'épidémie de dengue compte 250 cas confirmés, plus de 3 000 cas suspects et huit décès

Photographie d'illustration : A primary Health centre

L'épidémie de dengue déclarée au Tchad le 3 octobre 2026 compte, selon le ministère de la Santé publique cité par le quotidien Le Pays (édition du 21 octobre), 250 cas confirmés, plus de 3 000 cas suspects et huit décès. Le décompte, mis à jour par le ministère, peut évoluer rapidement.

Un bilan encore provisoire

D'après Le Pays, qui reprend les chiffres officiels, l'épidémie a été déclarée le 3 octobre. Dix-neuf jours plus tard, le bilan fait état de 250 cas biologiquement confirmés, de plus de 3 000 cas suspects et de huit décès.

L'écart entre cas suspects et cas confirmés est fréquent en début d'épidémie, lorsque la capacité de dépistage en laboratoire est limitée. Le journal ne précise pas la répartition géographique des cas ni la létalité exacte ; nous ne les avançons donc pas.

Reconnaître la maladie et se protéger

La dengue est transmise par la piqûre de moustiques du genre Aedes. Elle se manifeste généralement par une forte fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires et articulaires, parfois des éruptions cutanées. Dans une minorité de cas, elle évolue vers une forme grave nécessitant une hospitalisation.

Les autorités sanitaires et l'OMS recommandent de consulter rapidement en cas de fièvre, d'éviter l'automédication par anti-inflammatoires ou aspirine, de rester bien hydraté et de se protéger des piqûres : moustiquaires, vêtements couvrants, répulsifs. Il s'agit de conseils généraux, qui ne remplacent pas l'avis d'un médecin.

Une pression sur un système de santé fragile

Cette épidémie s'ajoute à d'autres alertes sanitaires dans la sous-région, notamment le choléra et l'Ebola, qui mobilisent déjà équipes et ressources. Nous ne disposons pas d'informations vérifiées sur la capacité de prise en charge hospitalière au Tchad.

La lutte contre les gîtes larvaires (eaux stagnantes, récipients abandonnés) reste le principal levier de prévention. Les habitants des zones voisines, dont les régions camerounaises frontalières, sont invités à rester attentifs aux communications des autorités sanitaires.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV