Au moins douze personnes ont été tuées mardi 20 octobre 2026 dans l'attaque armée de deux bus de voyageurs sur la route reliant Arlit à Agadez, dans le nord du Niger, selon les informations relayées par Nigerdiaspora à partir de l'Agence nigérienne de presse et d'Aïr-Info. Les auteurs n'ont pas été identifiés et une enquête a été ouverte.
Une embuscade sur l'axe Arlit-Agadez
Selon les éléments rapportés, l'attaque s'est produite le mardi 20 octobre 2026, vers 10 h 20, sur l'axe routier qui relie Arlit à Agadez. Neuf hommes armés, à bord de trois véhicules de type Toyota, auraient arrêté deux bus de transport de passagers avant d'ouvrir le feu. Les assaillants se seraient ensuite enfuis vers une destination inconnue.
Le premier bilan provisoire faisait état de onze morts, dont six femmes et cinq hommes, et de dix blessés. Il a ensuite été porté à douze morts. La plupart des victimes sont de nationalité nigérienne, deux sont tchadiennes et certaines seraient des militaires. À ce stade, aucune revendication n'a été mentionnée dans les sources consultées.
Obsèques, blessés et réunion sécuritaire
Les victimes ont été inhumées le mercredi 21 octobre à Agadez, lors d'une cérémonie en présence du gouverneur de la région, le général de division Ibra Boulama Issa, d'autorités civiles et militaires et de familles endeuillées. Le cortège est parti de la morgue de l'hôpital régional pour rejoindre le cimetière ouest de la ville.
Le gouverneur a également rendu visite aux blessés. Certains d'entre eux ont d'abord été pris en charge à l'hôpital de la SONICHAR, à Tchirozérine, avant d'être transférés à l'hôpital régional d'Agadez. Un conseil régional de sécurité s'est réuni pour examiner la situation, et les autorités locales ont été placées en état d'alerte maximale, selon ActuNiger.
Pistes évoquées et zones d'ombre
Le gouverneur aurait avancé une possible piste liée au transport de l'or, que les enquêteurs devront examiner. Il s'agit d'une hypothèse et non d'une conclusion : ni les mobiles ni l'identité des auteurs ne sont établis à ce jour.
Cette attaque rappelle la vulnérabilité des axes routiers du nord du Niger, empruntés par des voyageurs, des travailleurs miniers et des commerçants. La rédaction suivra les conclusions de l'enquête et les éventuelles mesures de sécurisation annoncées par les autorités.