L'Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a réadopté, le vendredi 23 octobre 2026, la loi fixant les conditions d'organisation du référendum. Sur 347 députés ayant voté, 346 se sont prononcés pour, aucun contre et un s'est abstenu, selon le compte rendu publié par actualite.cd. L'opposition parle d'un « passage en force ».
Un texte réexaminé après les observations de la Cour constitutionnelle
Selon actualite.cd, le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo avait demandé un réexamen de la loi après que la Cour constitutionnelle l'a déclarée conforme à la Constitution, tout en formulant des observations sur certaines dispositions. La Commission politique, administrative et juridique (PAJ) de l'Assemblée a donc retravaillé treize articles pour en tenir compte.
En séance plénière, les députés ont déclaré le rapport recevable, adopté les articles reformulés, puis voté la loi réexaminée. Le contenu précis des modifications n'est pas détaillé dans les comptes rendus consultés par la rédaction. Des titres de presse indiquent que le texte avait déjà été adopté par le Parlement en juin avant d'être renvoyé par le chef de l'État.
Une « adhésion quasi unanime » côté majorité, un « passage en force » côté opposition
Le président de l'Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a salué une « adhésion quasi unanime » des députés présents et rappelé l'engagement de la représentation nationale à exercer ses prérogatives. Le score, 346 voix pour sur 347 votants, reflète le poids de la majorité présidentielle dans l'hémicycle.
Plusieurs médias, dont Radio Okapi, rapportent que l'opposition dénonce un passage en force. Une déclaration de Christian Mwando portant ce titre circule dans la presse congolaise. La rédaction n'a pas pu consulter l'intégralité des positions de chaque formation et s'en tient à ce qui est publiquement rapporté.
Ce que l'on ignore encore, et le contexte politique
Les articles consultés n'indiquent ni la date d'une éventuelle promulgation, ni celle d'un référendum, ni les suites au Sénat. L'opposition affirme depuis plusieurs mois redouter que cette loi ouvre la voie à une révision de la Constitution, ce que les autorités n'ont pas confirmé dans les sources consultées. Il convient donc de rester prudent sur la portée exacte du texte.
Le vote intervient alors que Joseph Kabila a pris la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN). Les responsables de la Coalition Article 64 (C64), Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund, Delly Sesanga et Augustin Matata Ponyo, doivent se retrouver à Rome les 26 et 27 octobre, selon Afrik.com, pour préciser leur position. Ce sera leur première réunion en présentiel depuis la création de la coalition en mai.