L'Algérie et le Niger ont signé, le mercredi 21 octobre 2026 à Alger, un protocole d'accord destiné à renforcer leur coopération militaire, selon un communiqué du ministère algérien de la Défense nationale relayé par Xinhua et Madar. Le contenu du texte n'a pas été rendu public.
Une visite de travail du ministre nigérien de la Défense
Le protocole a été conclu à l'issue d'entretiens entre le général d'armée Salifou Mody, ministre nigérien de la Défense, venu à la tête d'une délégation militaire, et le général d'armée Saïd Chanegriha, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP) algérienne. Selon Madar, l'article ne précise pas le signataire de chaque partie.
Le chef d'état-major algérien a déclaré que l'ANP était prête à examiner toute proposition nigérienne de nature à renforcer la coopération militaire et sécuritaire. De son côté, Salifou Mody a salué le niveau de coordination « multidimensionnelle » entre les deux armées.
Reçu par le président Tebboune
Le soir même, le président Abdelmadjid Tebboune a reçu le ministre nigérien et sa délégation, en présence de Saïd Chanegriha, du directeur de cabinet de la Présidence Lounès Magramane et du ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf, d'après un communiqué de la Présidence cité par El Khabar.
Selon Madar, cette visite s'inscrit dans le prolongement d'une précédente visite effectuée quelques jours plus tôt. Xinhua indique que les deux pays cherchent aussi à approfondir leur coopération en matière d'énergie et d'hydrocarbures, ainsi que sur des projets économiques communs.
Un rapprochement qui s'inscrit dans une séquence plus large
Le protocole intervient quelques jours après l'envoi par Alger d'experts de Sonatrach pour aider Niamey à maîtriser l'éruption d'un puits pétrolier à Agadem, selon Madar. Fin août, des médias avaient par ailleurs rapporté l'arrivée à Niamey d'avions militaires algériens, dans le cadre de la coopération entre les deux pays.
Faute de détails sur les dispositions du protocole, il est impossible d'en mesurer la portée concrète : formation, équipements, renseignement ou sécurité des frontières ne sont pas mentionnés dans les communiqués. La rédaction suivra les précisions que les deux gouvernements pourraient communiquer.