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Économie

CEMAC : le coût moyen du crédit bancaire recule à environ 11 % au deuxième trimestre 2026, avec de fortes disparités entre pays

Photographie d'illustration : Abidjan Market

Le coût moyen du crédit bancaire en zone CEMAC a reculé d'environ 1,4 point au deuxième trimestre 2026, pour s'établir autour de 11 %, selon des données de la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) relayées par Financial Afrik et Investir au Cameroun.

Un taux effectif global proche de 11 %

Investir au Cameroun, citant le rapport de politique monétaire de la BEAC publié en septembre, indique que le taux effectif global (TEG) moyen s'est établi à 10,94 % à fin juin 2026, contre 12,36 % fin mars. Financial Afrik retient pour sa part 10,99 % contre 12,39 %. Ce léger écart de chiffres tient aux méthodes de présentation ; dans les deux cas, la baisse est d'environ 1,4 point en un trimestre.

La Direction générale du Trésor français note dans ses brèves économiques pour la semaine du 19 au 23 octobre que l'activité économique de la zone a progressé au deuxième trimestre, portée par le secteur privé, et retient 11 % comme « chiffre de la semaine » pour le TEG moyen des établissements de crédit.

Du Cameroun au Gabon, des écarts de un à plus de deux

La baisse n'a pas été homogène. D'après Investir au Cameroun, le TEG ressort à 8,31 % au Cameroun, 8,47 % au Tchad et 10,00 % au Congo, soit des niveaux inférieurs à la moyenne régionale. Il dépasse en revanche cette moyenne en Guinée équatoriale (13,82 %), en Centrafrique (14,36 %) et surtout au Gabon (21,51 %).

Autrement dit, emprunter coûte plus de deux fois et demie plus cher à Libreville qu'à Yaoundé en moyenne. Le journal précise que le Cameroun, le Tchad et le Congo ont donné l'impulsion à la baisse régionale.

Qui profite vraiment de la baisse ?

Le TEG ne se limite pas au taux d'intérêt : selon Investir au Cameroun, le taux nominal représente en moyenne environ 63,4 % du coût total, le reste (environ 36,6 %) correspondant à l'assurance, aux garanties, aux frais de dossier et aux commissions. Une partie du coût du crédit échappe donc à la politique de taux de la banque centrale.

Financial Afrik titre que cette baisse bénéficie surtout aux grandes entreprises, tandis qu'un autre média économique évoque des conditions plus chères pour les PME en 2026. Les extraits consultés ne permettent pas de détailler les taux par catégorie d'emprunteur. Pour les petites entreprises et les particuliers, notamment dans le Grand Nord, il faudra donc attendre les publications détaillées de la BEAC pour savoir si l'allègement se répercute réellement sur leurs financements.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV