Un infirmier engagé dans la riposte contre Ebola a été tué le 24 octobre 2026 à Bafwasende, dans la province de la Tshopo, en République démocratique du Congo, rapporte CongoQuotidien. Un directeur d'école a été grièvement blessé lors de la même agression.
Une agression liée à une rumeur
Selon la source, les deux hommes ont été attaqués par des jeunes qui les accusaient de propager le virus dans une source d'eau. Les autorités locales jugent cette accusation sans fondement. L'identité des agresseurs et le déroulement précis des faits n'ont pas été détaillés.
Ce type de défiance envers les équipes sanitaires est un défi récurrent dans les épidémies, où les rumeurs peuvent compliquer le travail de terrain. La rédaction ne dispose pas, à ce stade, de bilan officiel sur d'éventuelles arrestations.
La demande d'enquête de l'ONU
Le Bureau du coordonnateur principal de la riposte à Ebola de l'ONU, dirigé par Julien Harneis, a demandé une enquête approfondie, selon CongoQuotidien. L'organisation n'a pas, dans les éléments consultés, communiqué sur les mesures de sécurité supplémentaires pour les soignants.
L'incident intervient alors que la riposte est déjà sous tension dans l'est du pays : Le Sahel TV a récemment rapporté qu'une intersyndicale de la santé du Nord-Kivu avait déposé un préavis de grève de quatorze jours.
Un contexte épidémique qui pèse sur l'économie
La Banque mondiale cite l'épidémie d'Ebola en RDC parmi les risques qui pèsent sur les perspectives de croissance de l'Afrique subsaharienne, dans son dernier rapport sur la région. Sur le terrain, la sécurité des équipes conditionne la capacité à suivre les contacts et à vacciner ou isoler les malades.
Les autorités sanitaires appellent généralement les populations à s'informer auprès des relais communautaires et des équipes de riposte. Les chiffres épidémiologiques actualisés doivent être consultés auprès du ministère congolais de la Santé et de l'OMS.