Le journaliste nigérien Moussa Kaka, longtemps correspondant de RFI à Niamey, est détenu depuis le soir du 31 août 2026. Selon un récit publié par RFI et repris par allAfrica le 26 octobre, les autorités de Niamey ont confirmé sa détention et le ministre de la Justice a affirmé qu'il était en vie, mais aucune charge ni aucun motif n'a été rendu public.
Une détention confirmée, mais sans explication
D'après RFI, plus aucune nouvelle de Moussa Kaka n'était parvenue depuis le soir du 31 août. Les autorités militaires ont fini par reconnaître qu'il était détenu, et le ministre de la Justice a indiqué qu'il était vivant. Aucune infraction précise n'a toutefois été avancée publiquement, ce qui alimente l'inquiétude de ses proches et de ses confrères.
À ce stade, la rédaction n'a pas connaissance d'une procédure judiciaire ouverte à son encontre ni d'une date d'audience. Ces éléments doivent être vérifiés auprès des autorités nigériennes ou de ses avocats, s'ils s'expriment.
Un parcours déjà marqué par une arrestation en 2007
Moussa Kaka n'en est pas à sa première épreuve avec le pouvoir : en 2007, sous la présidence de Mamadou Tandja, il avait été arrêté et poursuivi pour complicité d'atteinte à l'autorité de l'État, en raison de contacts supposés avec la rébellion touarègue. Il avait passé plus d'un an en détention.
Ce précédent est rappelé dans l'article de RFI pour souligner que le journaliste est connu des autorités nigériennes de longue date. Il ne permet cependant pas, à lui seul, d'expliquer les raisons de la détention actuelle, qui restent inconnues.
Réactions et contexte régional
Dans le récit de RFI, l'ancien directeur du quotidien ivoirien Fraternité Matin, Venance Konan, exprime sa solidarité et estime que cette détention illustre une tendance plus large au Sahel, où des journalistes qui posent des questions se retrouvent arrêtés. Il demande aux autorités de dire quel crime serait reproché à leur confrère.
Cette analyse est celle d'un observateur et ne constitue pas un constat établi pour chaque pays de la région. Elle s'inscrit néanmoins dans un débat régulier sur la liberté de la presse dans les pays dirigés par des autorités de transition. Le Sahel TV continuera de suivre ce dossier et d'indiquer toute déclaration officielle ou décision de justice.