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Niger

Niger : le FMI annonce un accord de principe sur un nouveau programme de 203 millions de dollars sur 38 mois

Photographie d'illustration : Economy of Ghana

Le Fonds monétaire international a annoncé le 8 octobre 2026 un accord au niveau des services avec les autorités nigériennes sur un nouveau programme de 203 millions de dollars, d'une durée de 38 mois, au titre de la Facilité élargie de crédit. L'accord reste soumis à l'approbation du conseil d'administration de l'institution.

Ce que prévoit l'accord

D'après le récit publié le 12 octobre 2026 par Koaci, le nouvel arrangement a été négocié lors d'une mission du FMI à Niamey, du 28 septembre au 8 octobre. Cette mission a aussi servi à évaluer le programme en cours. Le montant annoncé est de 203 millions de dollars, répartis sur 38 mois.

Si le conseil d'administration donne son feu vert, un premier décaissement d'environ 36 millions de dollars serait possible. L'examen par le conseil est attendu début décembre 2026 ; d'ici là, l'accord n'est qu'un accord de principe et ses termes peuvent encore évoluer.

Objectifs et prévisions de croissance

Le programme vise à consolider les équilibres économiques et à soutenir le plan de développement 2025-2029 du pays. Le FMI met en avant trois chantiers : une meilleure mobilisation des recettes publiques, une gestion plus rigoureuse des finances publiques, et un renforcement de la transparence et de la gouvernance.

L'institution table sur une croissance de 7 % en 2026 et de 6,7 % en 2027, portée par l'agriculture et les activités extractives. Ces projections sont celles du FMI et dépendent de facteurs externes, notamment de l'évolution des cours et de la situation sécuritaire dans la région.

Les risques signalés et la position de Niamey

Le FMI souligne un risque précis : la hausse des coûts de transport, liée aux tensions au Moyen-Orient, pèse sur les ménages les plus vulnérables. Dans un pays enclavé, l'effet des prix du carburant et du fret sur le coût de la vie est particulièrement sensible.

Côté nigérien, les autorités, dont le Premier ministre Ali Lamine Zeine, ont confirmé leur volonté de poursuivre les réformes. Reste à voir comment le programme sera accueilli par le conseil d'administration, et dans quelle mesure les engagements sur les recettes et la gouvernance seront tenus dans un contexte régional tendu.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV