L'épidémie d'Ebola due au virus Bundibugyo a dépassé les 10 000 cas confirmés. Au 26 octobre 2026, le CDC américain recense 10 172 cas confirmés et 4 932 décès confirmés, répartis dans cinq pays ou territoires. Après la réunion extraordinaire des ministres africains de la Santé du 28 octobre, Africa CDC insiste sur les conséquences économiques de la crise et sur le sort des enfants.
Des chiffres qui placent l'épidémie au deuxième rang historique
Selon les chiffres du CDC américain arrêtés au 26 octobre, la République démocratique du Congo concentre l'essentiel des cas et des décès. Le Kenya et le Nigeria ont également signalé des cas, et l'Ouganda et la France ont enregistré des cas liés à l'épidémie. Elle serait ainsi la deuxième plus importante épidémie d'Ebola jamais recensée, derrière celle d'Afrique de l'Ouest de 2014-2016.
Africa CDC avait déclaré l'épidémie urgence de santé publique de portée continentale le 18 mai 2026. Cinq mois plus tard, la riposte se poursuit, mobilisant les États touchés, l'Union africaine et leurs partenaires.
Commerce perturbé et chaînes d'approvisionnement fragilisées
Lors de la réunion virtuelle du 28 octobre, le directeur général d'Africa CDC, Jean Kaseya, a souligné que l'épidémie dépasse la seule question sanitaire : les échanges commerciaux sont perturbés, les chaînes d'approvisionnement sont rompues et de nombreuses familles perdent leur soutien de famille.
Selon l'agence Anadolu, les ministres se sont accordés pour maintenir les frontières ouvertes, tout en renforçant la surveillance. L'Afrique du Sud annonce un renforcement des contrôles aux frontières, l'Éthiopie se dit prête à déployer des équipes et le Niger indique renforcer sa surveillance, ses laboratoires et l'isolement des cas. La FAO plaide pour une approche « Une seule santé », qui associe santé humaine, animale et environnementale.
Les enfants, premières victimes de l'épidémie
L'UNICEF indique que plus de 2 000 enfants ont été touchés et que plus de 1 100 d'entre eux sont décédés sur la période examinée. Les enfants de moins de cinq ans sont exposés à un risque plus élevé de formes graves, a rappelé l'agence.
Du côté de l'aide, l'Inde a annoncé une aide en nature de 10 millions de dollars et le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) a mobilisé 2,8 millions de dollars de financement d'urgence. Cette réunion des ministres prépare un sommet des chefs d'État et de gouvernement sous la direction du président en exercice de l'Union africaine, Évariste Ndayishimiye. Les autorités sanitaires rappellent l'importance des gestes de prévention et du signalement rapide des cas suspects.