Dix mille litres de gasoil, répartis en 40 fûts de 250 litres, ont été saisis à Meiganga, dans l'Adamaoua, lors d'une opération menée les 28 et 29 octobre 2026. Selon le Journal du Cameroun, cette saisie s'ajoute à d'autres réalisées depuis juillet, pour un total d'au moins 50 200 litres de gasoil frauduleux.
L'opération de Meiganga
D'après les éléments publiés, la brigade nationale de lutte contre la fraude des produits pétroliers, rattachée au ministère de l'Eau et de l'Énergie et appuyée par les forces de sécurité, a intercepté un camion sur la base d'un renseignement. Le réseau aurait été démantelé à cette occasion.
Le carburant était destiné à un pays voisin et aurait été collecté progressivement dans des stations-service. Les articles consultés ne donnent ni le nom des personnes interpellées ni les suites judiciaires, qui n'ont pas été communiquées.
Deux autres saisies depuis l'été
La plus importante a eu lieu le 29 juillet à Boumnyébel : 36 000 litres ont été retrouvés dans un camion-citerne. Le ministère soupçonne qu'une partie d'une cargaison exonérée de taxes, destinée à l'exportation, a été détournée vers le marché intérieur.
Le 12 et 13 septembre, 4 200 litres ont par ailleurs été saisis à Sangmélima après l'interception d'un véhicule, là encore à la suite d'un renseignement. Le total de 50 200 litres correspond à l'addition de ces trois opérations.
Subvention et trafic transfrontalier
Selon la version du ministère, les trafiquants revendent à l'étranger du gasoil subventionné au Cameroun, ce qui a conduit à renforcer les contrôles sur le terrain. Les régions proches des frontières, comme l'Adamaoua, sont particulièrement concernées par ces circuits.
Le gasoil est un intrant essentiel pour le transport, l'agriculture et les groupes électrogènes. Les chiffres de saisie donnent une indication de l'ampleur du phénomène, mais ne permettent pas, à eux seuls, d'estimer le volume total détourné.