LE SAHEL TVL’info africaine 24h/24
← Retour à l’accueil
Santé

Tchad : la dengue s'étend à six provinces, 4 004 cas suspects et 11 décès selon le dernier rapport de l'OMS

Photographie d'illustration : personnel d'une clinique déplaçant un patient

L'épidémie de dengue déclarée début octobre au Tchad continue de s'étendre. Le deuxième rapport de situation de l'OMS, couvrant la période du 9 au 21 octobre 2026, fait état de 4 004 cas suspects cumulés, dont 311 confirmés par RT-PCR, et de 11 décès.

Les chiffres du rapport

Sur la période, 1 075 cas ont été notifiés, dont 4 décès, d'après le résumé du rapport ; le tableau détaillé liste toutefois 911 nouveaux cas suspects, un écart que le document n'explique pas. Le taux de positivité des tests RT-PCR atteint 42,48 % sur 732 échantillons reçus, et le taux d'attaque est de 62 pour 100 000 habitants.

La létalité apparente est d'environ 0,3 %. Le rapport précise que les données sérologiques (NS1, IgM, IgG) ne sont pas encore intégrées aux listes nationales et que le sérotype n'est pas indiqué dans ce document.

Une extension géographique

Six provinces sont désormais touchées : N'Djamena, le Wadi Fira, le Ouaddaï, le Sila, ainsi que le Batha et l'Ennedi Ouest, nouvellement concernés. Dix-sept districts sanitaires ont notifié des cas, dont trois nouveaux : Kalait, Oum Hadjer et Tiné.

N'Djamena concentre 249 des 311 cas confirmés. Le Wadi Fira compte 1 965 cas suspects mais seulement 22 confirmés, ce qui reflète sans doute une capacité de confirmation limitée hors de la capitale. Les cas suspects ont atteint un pic à N'Djamena entre les semaines épidémiologiques 40 et 42.

La riposte et ses limites

Les actions citées comprennent la pulvérisation intradomiciliaire à N'Djamena et à Kounoungou, la destruction de gîtes larvaires, l'évaluation entomologique rapide, la communication dans les écoles et les formations de cliniciens, sous la coordination du Centre des opérations d'urgence de santé publique.

L'OMS liste aussi des difficultés : approvisionnement en tests de diagnostic rapide, décentralisation de la confirmation par RT-PCR, complétude des données de district, surveillance entomologique et dépendance à l'égard des financements des partenaires. Le pays fait par ailleurs face à d'autres menaces sanitaires, ce qui sollicite davantage les équipes.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV