Alors que Moscou accueillait son troisième sommet Russie-Afrique, des familles camerounaises se sont mobilisées le 28 octobre 2026 pour réclamer la vérité sur des proches partis chercher du travail et qui auraient été enrôlés dans l'armée russe. Le récit provient de la Deutsche Welle ; les témoignages cités n'ont pas été vérifiés de manière indépendante.
Une mobilisation en marge du sommet
Le collectif « Ramenez nos fils et nos frères » a organisé une mobilisation pacifique au Cameroun le 28 octobre, premier jour du sommet de Moscou, qui s'est tenu les 28 et 29 octobre. Les familles demandent l'identification des personnes décédées, des informations fiables sur les disparus et des réponses sur les circonstances des recrutements.
Paul Silver Yede, membre du collectif, déplore le silence de l'État camerounais comme de la Russie. À ce stade, ni l'une ni l'autre des autorités n'a apporté, dans l'article, de réponse détaillée aux questions posées par les familles.
Des témoignages sans nouvelles depuis des mois
Ngongsak Djoumbi affirme être sans nouvelles de son fils, Samuel Mbondjock, 20 ans, depuis huit mois. Selon son récit, le jeune homme lui aurait annoncé son départ au front. Le père dit avoir appris par la suite qu'un camion de recrues avait été bombardé, faisant 22 morts parmi des Africains ; ce point n'est pas confirmé de façon indépendante.
Lynelle Ndjock, mère de cinq enfants, est sans nouvelles de son mari depuis février 2026. Parti en Russie il y a près d'un an pour travailler dans la restauration grâce à un contact, il se serait retrouvé dans l'armée. Elle affirme qu'il est vivant.
Un mode opératoire présumé et un bilan officiel partiel
Selon les familles, des inconnus approchent des candidats au départ et leur proposent des emplois, avec des procédures de visa jugées particulièrement rapides. On ignore à quel moment les intéressés apprennent qu'ils pourraient être envoyés au front.
En avril 2026, les autorités camerounaises avaient annoncé que Moscou avait confirmé la mort de 16 ressortissants. Selon le collectif, ce bilan aurait évolué depuis, sans chiffre précis. La rédaction reste prudente : seules des sources officielles pourront établir le nombre exact de personnes concernées.