La Tanzanie a annoncé le 28 octobre 2026 sa première découverte gazière importante depuis une dizaine d'années. Le puits Kasa-1X ST2, à Mnazi Bay, dans la région de Mtwara, aurait mis en évidence environ 223 milliards de pieds cubes de gaz, selon l'estimation du gouvernement relayée par Africanews et World Oil.
Une découverte à Mnazi Bay
Le puits Kasa-1X ST2 a été foré par l'opérateur français Maurel & Prom avec la compagnie publique TPDC, dans la zone de Mnazi Bay. Le ministre de l'Énergie, Juma Zuberi Homera, a parlé d'une étape majeure pour le secteur pétrolier et gazier du pays.
Deux estimations coexistent : 223 milliards de pieds cubes pour le gouvernement, environ 200 pour Maurel & Prom, qui précise que ce chiffre préliminaire reste soumis à des évaluations complémentaires. Il s'agit d'un volume estimé, non de réserves prouvées.
Production, partenaires et usages du gaz
Selon le ministre, le puits devrait produire environ 30 millions de pieds cubes par jour pendant au moins dix ans. Le champ de Mnazi Bay produisait déjà environ 130 millions de pieds cubes par jour en octobre 2026, d'après Maurel & Prom. Maurel & Prom détient 60 % du permis et la TPDC 40 %, contre 20 % en 2024.
Plus de 80 % du gaz de Mnazi Bay alimente des centrales de la compagnie d'électricité TANESCO à Mtwara et à Dar es Salaam. Le gaz fournit déjà près de 80 % de l'électricité du pays, d'où l'enjeu de sécuriser une énergie plus fiable face à la hausse de la demande.
Quatre licences d'exploration et des projets de GNL
Le 28 octobre, en présence du vice-président Deogratius Ndejembi, quatre licences d'exploration ont été attribuées à la TPDC : Eyasi-Wembere, Lindi-Mtwara, West Songo Songo et Mnazi Bay North. Le pays évalue ses ressources gazières découvertes à environ 57,5 mille milliards de pieds cubes (57,5 Tcf), dont 47,1 offshore et 10,4 onshore.
La TPDC négocie par ailleurs avec quatre investisseurs potentiels pour des projets de GNL à petite échelle, dont trois dans la région de Mtwara. Un gazoduc de 35 kilomètres entre le champ de Ntorya et l'usine de traitement de Madimba est achevé à 74 %. Les calendriers de mise en production et les investissements restent à préciser.