Des hommes armés ont attaqué le village de Koshin, dans l'arrondissement de Fungom (département de la Menchum, région du Nord-Ouest), le mardi 27 octobre 2026 vers deux heures du matin, selon le Journal du Cameroun. Le bilan rapporté est de sept morts, dont quatre civils. L'attaque est attribuée à des combattants séparatistes de la crise anglophone.
Une attaque nocturne, une embuscade en retour
Selon le Journal du Cameroun, les assaillants sont entrés dans le village et ont attaqué les habitants pendant leur sommeil. Le 53e bataillon d'infanterie motorisée, alerté, a tendu une embuscade aux hommes armés alors qu'ils se repliaient. Trois assaillants ont été tués et plusieurs autres, blessés, ont pris la fuite.
Les militaires ont saisi quatre fusils AK-47, deux fusils M21, une arme de chasse, plusieurs centaines de munitions, sept chargeurs et des téléphones portables. Ce récit repose sur le compte rendu opérationnel de l'armée, seule source officielle citée ; il n'a pu être confirmé de manière indépendante.
Un bilan à lire avec prudence
Le journal fait état de sept morts au total, dont quatre civils. La répartition précise des autres victimes n'est pas détaillée dans l'article, au-delà des trois assaillants tués annoncés par l'armée. Aucune déclaration du gouvernement ou d'autres autorités n'est rapportée.
Les noms des victimes civiles n'ont pas été communiqués dans l'article consulté. Dans ce type d'événement, les bilans peuvent être révisés à mesure que des témoignages et des sources locales complètent le compte rendu militaire.
Une crise qui dure depuis plus de dix ans
L'attaque s'inscrit dans le conflit qui oppose depuis plus de dix ans l'armée à des groupes séparatistes armés dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, avec des milliers de civils tués selon les estimations citées par la presse. Le Grand dialogue national, une initiative récente de dialogue communautaire et les appels répétés au désarmement n'ont pas mis fin aux hostilités.
Enlèvements et opérations « ville morte » se poursuivent dans la région, rappelle le Journal du Cameroun. La rédaction suivra les éventuelles communications officielles sur cette attaque.