Chaque saison des pluies, la région de l'Extrême-Nord du Cameroun est frappée par des inondations qui touchent des centaines de milliers de personnes. Les départements du Logone-et-Chari, du Mayo-Danay, du Diamaré, du Mayo-Tsanaga et du Mayo-Kani figurent parmi les plus exposés aux crues du Logone et des mayos.
Des dégâts considérables
Lors des épisodes récents, plusieurs centaines de milliers d'habitants ont été affectés : maisons détruites ou endommagées par dizaines de milliers, vastes superficies de terres cultivables submergées, têtes de bétail emportées et victimes humaines à déplorer. Ces catastrophes fragilisent durablement l'agriculture, l'élevage et les moyens de subsistance des familles.
Des populations déplacées et vulnérables
De nombreux ménages sinistrés se retrouvent sur des sites d'accueil, parfois plusieurs mois après le retrait des eaux, notamment dans le Mayo-Danay et le Logone-et-Chari. Leurs besoins les plus urgents concernent l'alimentation, l'abri, les soins de santé, la nutrition, l'eau, l'hygiène et l'assainissement, ainsi que l'éducation des enfants.
Prévenir plutôt que subir
Face à la récurrence des inondations, les autorités et les acteurs humanitaires plaident pour des mesures de prévention : entretien des digues, aménagement des bassins versants, systèmes d'alerte précoce et adaptation des cultures. La résilience du Septentrion face au changement climatique constitue désormais un enjeu de développement majeur.