La reconstruction de la route Ngaoundéré-Garoua constitue l'un des grands chantiers d'infrastructure du Septentrion camerounais. Reliant les régions de l'Adamaoua et du Nord, ce tronçon est un maillon essentiel du corridor économique Douala-Ndjamena, vital pour les échanges entre le Cameroun et le Tchad.
Un financement international
Le projet, estimé à plus de 220 milliards de francs CFA, est principalement financé par la Banque africaine de développement, avec l'appui du Fonds africain de développement et une contribution de l'État camerounais. Plusieurs entreprises ont été retenues pour reconstruire le tronçon, dégradé par des années de trafic intense et d'intempéries.
Des retombées attendues
La remise à niveau de cet axe doit fluidifier la circulation des personnes et des marchandises, réduire les coûts et les temps de transport et stimuler l'activité économique des deux régions. Elle s'inscrit dans une politique nationale de réhabilitation du réseau routier, qui cible plusieurs corridors stratégiques.
Un levier d'intégration régionale
Au-delà du désenclavement interne, ce chantier renforce l'intégration régionale en consolidant la liaison vers le Tchad et l'Afrique centrale. Pour le Septentrion, longtemps perçu comme périphérique, l'amélioration des infrastructures représente une condition clé du développement et de l'attractivité économique.