Les régions septentrionales du Cameroun, et particulièrement l'Extrême-Nord, font face à des défis sanitaires majeurs. La conjonction de l'insécurité, des inondations et des déplacements de population fragilise un système de santé déjà sous tension et expose les habitants à plusieurs risques épidémiques.
Des alertes épidémiques récurrentes
Les autorités sanitaires ont confirmé, au cours de la période récente, des cas de poliovirus d'origine vaccinale ainsi que des cas de fièvre jaune dans plusieurs districts, notamment dans le Mayo-Danay et le Diamaré. Le choléra et la rougeole figurent également parmi les menaces régulièrement surveillées dans la région.
Des populations vulnérables
Les personnes déplacées par les violences et les inondations comptent parmi les plus exposées. L'accès limité à l'eau potable, à l'assainissement et aux soins, conjugué à la malnutrition, accroît la vulnérabilité des enfants et des femmes. Les besoins en nutrition, en vaccination et en prise en charge médicale restent élevés.
Renforcer la réponse sanitaire
Face à ces défis, le renforcement des structures de santé, des campagnes de vaccination et de la surveillance épidémiologique est jugé prioritaire. La coordination entre les autorités, les partenaires humanitaires et les communautés est essentielle pour protéger durablement la santé des populations du Septentrion.